Séraphine Menu, à la croisée des genres 

Publié le 28/08/2025
Temps de lecture : 4mn
Séraphine Menu © DR

En préambule, pourriez-vous, en quelques mots, nous présenter votre parcours et le sujet du projet d’écriture que vous avez commencé ou poursuivi en résidence ? 

Je m’appelle Séraphine Menu et je suis autrice de livres jeunesse. J’écris des romans pour les adolescents, des albums et des documentaires. Ma résidence aux Fours à Chaux de Regnéville m’a permis de développer un nouveau projet, qui se situe totalement en dehors de ma zone de confort puisqu’il s’agit pour la première fois d’une bande dessinée pour les adultes, autobiographique. Je m’éloigne ainsi de la jeunesse. Comme la résidence aux Fours à Chaux est particulièrement indiquée pour expérimenter de nouvelles choses, c’était vraiment ce qu’il me fallait pour m’aventurer sur ces terres inconnues de la BD autobiographique. 

Pourquoi avoir choisi ce lieu de résidence ? 

La résidence aux Fours à Chaux permet de fractionner le temps en allant passer plusieurs fois une seule semaine sur place. Comme je suis maman, c’est un format qui s’adapte parfaitement à mon rythme de vie et qui permet une véritable immersion sans que cela ne dure trop longtemps à chaque fois. Le fait que ce soit au bord de la mer est aussi extrêmement inspirant ! 

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Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans le fait d’être en résidence ? 

Être déchargée de la charge mentale ! En résidence, j’ai le luxe (car c’en est un) de ne pas avoir à penser à la logistique familiale, aux repas, aux courses… Les repas nous sont livrés et nous n’avons donc qu’à nous concentrer sur notre projet d’écriture. C’est une chance inouïe de pouvoir écrire et suivre le cours de sa pensée sans être interrompue. 

Comment votre résidence vous a aidé dans votre projet d’écriture ? Aviez-vous des appréhensions, des doutes sur votre projet qui ont pu être résolus pendant cette période ? 

J’ai d’abord eu du mal à me mettre à l’écriture de mon livre au tout début. Les premières 24 heures, il faut le temps de poser ses valises, de s’approprier le lieu et l’espace de travail, avant que l’inspiration puisse être accueillie et de se mettre vraiment au travail. Une semaine de résidence m’a fait avancer sur mon projet comme je l’aurais fait habituellement en un mois ou plus, car j’ai eu la possibilité de me concentrer pleinement. 

Pourriez-vous décrire une rencontre ou un moment fort de votre résidence ? 

J’aime énormément pouvoir échanger avec l’équipe du conseil départemental de la Manche qui est en charge du lieu. Ce sont des gens adorables, bienveillants et soucieux du bien-être des artistes. J’ai aussi aimé participer au « jeudi des thés », qui a lieu chaque jeudi à l’heure du thé avec les locaux pour échanger et parler de son projet. 

Quelle suite pour votre projet d’écriture ? 

Continuer et terminer mon livre d’ici trois mois ! Mais grâce à la résidence, les choses sont bien lancées, ce qui est le plus dur dans un projet. Ensuite, mon texte sera illustré et le livre sortira normalement en librairie en mai 2026. 

Propos recueillis par Mylène Heigeas

Ce projet a bénéficié d’un soutien de la DRAC de Normandie, de la Région Normandie et du CNL au titre du FADEL Normandie.

Retrouvez d’autres retours d’auteurs et autrices qui ont participé à des résidences d’écriture en Normandie sur le site terre-ecriture.normandielivre.fr

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