Des personnes détenues rencontrent des traducteurs : « Pendant deux heures, on n’est plus en détention »

Publié le 05/03/2026
Temps de lecture : 1mn
PODCAST (1/5) | Le projet « Lire le monde » permet à des personnes détenues de rencontrer des traducteurs professionnels dans dix établissements pénitentiaires normands. Ce nouveau podcast en cinq épisodes s’attarde sur cette expérience qui dépasse les barrières de la langue. Margaux Ozog, coordinatrice culturelle au centre de détention d’Argentan, revient ici sur le principe et les effets de ces ateliers.

Parce que le lien au livre et à la lecture est déterminant face à la solitude en milieu carcéral, un projet comme « Lire le monde » est essentiel. Ses enjeux : rendre plus accessibles les bibliothèques des établissements et offrir à des personnes détenues, pour quelques heures, une fenêtre vers l’extérieur à travers des ateliers-rencontres souvent marquants.

Le projet « Lire le monde » est proposé dans 10 établissements normands depuis l’an dernier et jusqu’en juin 2026. L’opération touche en particulier des personnes en difficulté avec le français, éloignées de l’offre culturelle en détention et très souvent en situation d’isolement.

Ateliers d'initation à la traduction en prison. (Photo d'illustration)
Photo d’illustration (© iStock).

Porté par Normandie Livre & Lecture, « Lire le monde » bénéficie du soutien du Centre National du Livre, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Normandie, de la Région Normandie, des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation des cinq départements normands dans le cadre du programme Culture-Justice en Normandie, de l’Association des Traducteurs Littéraires de France et de la Sofia.

Interview Laurent Cauville / Aprim

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