Livres d’occasion : « les plates-formes profitent de l’économie de la création »

« Les lecteurs savent-ils que, sur les livres d’occasion, les auteurs ne touchent rien ? L’expansion de ce marché en pleine métamorphose est alarmante. Il se concentre désormais autour de puissantes plates-formes, généralistes ou spécialisées (Amazon, Momox, Rakuten, Price minister, Ebay), au détriment de la revente entre particuliers et du réseau des bouquinistes, qui, lui, est en voie de disparition.
Ces plates-formes, rappelons-le, ne participent pas à l’économie de la création. Mais manifestement elles profitent de celle-ci, et de plus en plus. Par ailleurs, dans la chaîne du livre, il n’y a aucune chronologie des médias. Quand un livre neuf paraît, quelques semaines, voire quelques jours plus tard, il est disponible à des prix dérisoires sur des plates-formes de revente.
Dans le contexte général de précarisation des auteurs, l’idée de mettre à contribution des entreprises qui prospèrent sur une économie du livre qu’elles fragilisent, semble aujourd’hui indispensable. Pour les auteurs, il est urgent d’agir, de fixer des règles parce que, dans cette affaire, il est question de notre survie en tant qu’acteurs indispensables de la création et de la diversité éditoriale. »
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Retrouvez ici l’intégralité de la tribune de Christophe Hardy