Des personnes détenues rencontrent des traducteurs : « Une rencontre qui bouscule et des échanges incroyables »

Publié le 17/03/2026
Temps de lecture : 2mn
PODCAST (3/5) | Le projet « Lire le monde » permet à des personnes détenues de rencontrer des traducteurs professionnels dans dix établissements pénitentiaires normands. Une expérience qui dépasse les barrières de la langue. Julia Couvret-Donadieu, traductrice, a animé plusieurs de ces ateliers et revient sur cette expérience.

Parce que le lien au livre et à la lecture est déterminant face à la solitude en milieu carcéral, un projet comme « Lire le monde » est essentiel. Ses enjeux : rendre plus accessibles les bibliothèques des établissements et offrir à des personnes détenues, pour quelques heures, une fenêtre vers l’extérieur à travers des ateliers-rencontres souvent marquants.

Le projet « Lire le monde » est proposé dans 10 établissements normands depuis l’an dernier et jusqu’en juin 2026. L’opération touche en particulier des personnes en difficulté avec le français, éloignées de l’offre culturelle en détention et très souvent en situation d’isolement.

Julia Couvret-Donadieu, traductrice :  » Je me suis sentie bien accueillie et les retours sont assez touchants. » © Aprim

Porté par Normandie Livre & Lecture, « Lire le monde » bénéficie du soutien du Centre National du Livre, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Normandie, de la Région Normandie, des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation des cinq départements normands dans le cadre du programme Culture-Justice en Normandie, de l’Association des Traducteurs Littéraires de France et de la Sofia.

Interview Laurent Cauville / Aprim

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